ETAPES CONSTRUCTION EN IMAGE

construire un four à bois



 

Construire un four à bois en extérieur sur un plan de travail maçonné et, en option, afin d’utiliser les dernières braises, intégrer un barbecue. Ce four à la particularité d’avoir sa cheminée à l’opposé de la porte. Comme le diamètre intérieur est petit (80cm), cette cheminée améliore la combustion du bois ; de plus, les fumées sortent sur l’arrière du four.



 



Au commencement, décaisser la zone sur 5cm de profondeur et creuser trois tranchées de 15cm de profondeur sur 20cm de large. Puis, étaler dedans des ferrailles spéciales «fondations» coupées en deux ; laisser dépasser une tige à chaque extrémité pour la prise avec les murs ; enfin, j’ai recouvert  l’ensemble d’un grillage. Reste à couler le béton. Comme l’emplacement se trouve en bordure de terrasse, il faut veiller à faire une pente pour que l’eau ne stagne pas sous le four.


 





Ensuite, monter les trois murs de soutènement du plan de travail en parpaing de 10 sur 4 rangs.


Sur ces murs, j’ai réalisé un coffrage bois  pour couler une dalle de 10cm d’épaisseur. Afin d’éviter que mon moule ne se déforme par le poids du béton, j’ai pas mal étayé avec une quinzaine de poteaux bois.


 






Dans le coffrage de la dalle, j’ai déposé des ferrailles, mais trop près des bords. En effet, le fer se dilatant plus que le béton, des fissures apparaîtraient. Comme pour la dalle du sol, j’ai fait une légère pente vers l’arrière pour le ruissellement de la pluie. L’emprunte du barbecue est coffrée. Plus qu’à mettre le béton. Pour assurer le coup, j’ai décoffré 3 semaines plus tard.





La fabrication du four peut enfin commencer. Ce dernier est isolé par des panneaux de laine de roche/alu (3cm de laine et 3mm d’alu). Découper le panneau en rond (il isolera la sole et le périmètre de la voûte) et le poser simplement sur le plan de travail, face alu visible. Ensuite, cercler le bien serré à l’aide d’une bande cartonnée.


 




Couler du béton réfractaire presque liquide sur une épaisseur de 3cm. Cette fois-ci, avec une pente vers l’avant du four au cas où il y aurait des infiltrations. Il est important que la surface soit parfaite ; un défaut se reporterait sur la sole finie.  J’ai choisi des briques rouges pour la sole ; elles sont plus lisses que les blanches.


 





Découper les briques réfractaires de la forme du moule et les poser tout simplement sans colle ni joint. Elles se dilatent trop. D’ailleurs, la bande cartonnée servira de joint de dilatation. Les briques ne sont pas parfaitement identiques et il faudra peut-être poncer les arrêtes qui dépassent, de sorte à avoir un état de surface impeccable.


 




 

Passons à la réalisation de la bouche du four. Sur un gabarit de bois, sceller entre elles des demies briques réfractaires (blanches) à l’aide de béton réfractaire. D’ailleurs, tous les scellements des briques blanches se feront avec du béton réfractaire. Un papier sulfurisé isole l’entrée du four de la sole. Explications plus loin.






Vue de derrière de la bouche du four.

Un plastique a été étendu sur la sole afin de préserver cette dernière de souillures de béton ou de sable. 










Ce plan de travail m’a bien servi ; il était un bon établi robuste pour meuler les briques. Lunettes, bouchons auditifs, et gants sont de rigueur !


 




 





De la même façon que pour la bouche du four, à l'aide d'un gabarit plus grand, monter l'entrée du four avec des briques semi-réfractaires dites "léopard"; cette fois-ci, elles sont bien solidaires du plan de travail, mais juste apposées contre la bouche du four.








Montage de la première couronne de la voûte. Sceller des demies briques réfractaires entre elles tout autour du joint de dilatation qui encercle les briques rouges. Je rappelle qu’une feuille de papier sulfurisé sépare les briques de la voûte et de la sole, afin d’éviter les fissures dues aux dilatations des briques sous l’effet de la chaleur qui peut dépasser les 400 °C.





 

Le gabarit de la voûte se réalise avec un château de sable légèrement mouillé et bien tassé. Manquant de sable, j'ai enseveli des ballons et seaux à l'envers pour faire du volume.










Découper un gabarit en bois articulé sur un axe lesté à sa base. Cet axe est bien entendu pile au centre du cercle que forme la 1ère couronne. Pour connaître la courbure du gabarit bois, j'ai dessiné sur papier à l'échelle 1 une voûte de 80cm de diamètre et de 30cm de hauteur. Comme, une demi-brique mesure 11cm, il fallait 5 étages de briques plus 1 clé de voûte.






Ce gabarit bois sert de raclette qui tourne sur son axe afin d'enlever le surplus de sable et de le déposer là où il en manque. A ce stade, il est impératif de bien tasser le sable, car à la mise en place des briques il ne faut pas qu'elles s'enfoncent ;  le rendu vu de dessous doit être harmonieux. Après, retirer le gabarit tout en laissant l'axe qui servira de repère.






Le montage de la 2nd couronne se réalise avec des demi-briques qu'on commence à meuler afin qu'elles se juxtaposent. Entre cette couronne et la première il y a un angle important, j'ai donc préféré biseauter l'arête du bas, de sorte qu'elle repose sur les briques de dessous. Comme cela, la voûte est bien appuyée.





Laisser un vide pour marquer le début de la cheminée.

Au fur et à mesure du montage, j'ai biseauté toutes les arêtes extérieures des briques pour laisser assez d'espace au béton réfractaire.









Derrière l'entrée, j'ai sécurisé en meulant une petite clé de voûte.

Penser à mouiller régulièrement le sable visible, car il risque de redevenir meuble.











Plus on s'approche du sommet du dôme et plus les briques sont taillées en triangle. De plus il faut veiller à laisser la même distance entre l'axe du dôme et chacune des briques. Sur la dernière couronne, j'ai fini avec 9 briques en  quartier qui laisseront un emplacement pour la mise en place de la clé de voûte à 9 faces.







Voilà la clé de voûte à 9 faces ! Il a fallu ajuster cette clé de sorte que chacune des faces touche sur toute sa hauteur la brique correspondante. Elle est la pièce maîtresse pour un bon maintien de la voûte.












On dirait une tortue !










Couler le béton réfractaire assez liquide, d'abord dans les rainures et ensuite sur une épaisseur de 2cm sur toute la surface du dôme. Cette couche servira également à emmagasiner de la chaleur.






La cheminée a été intégrée. Elle est en inox (récup de hotte de cuisine). Je me laisse la possibilité de fermer par un mécanisme de tirette qui plaque une tole contre l'ouverture de la cheminée. Comme cela, je peux réguler le tirage.








Habiller la cheminée de briques semi-réfractaires tout en laissant un espace tout autour. Ces briques chaufferont moins. De plus, j'ai laissé un espace de 3cm entre l'arrière du dôme et l'habillage de la cheminée. La laine de roche isolera au mieux le four sans pont thermique.







Maintenant, passons à l'isolation. Elle est constituée de panneaux de laine de roche : 3cm de laine et 3mm d'alu. Afin que la laine épouse bien les formes du dôme, j'ai eu recours à du grillage tendu dans les coins. Penser à poser le côté alu vers la chaleur.










Maintenant, retirer le sable. C'est un moment de vérité très stressant. Nous allons découvrir si le travail est bien fait.







 Premières images de la voûte vue de dessous. Il peut y avoir des coulées de béton ; on n'est pas tous de parfaits maçons. Donc, un coup de meule et ni vu ni connu.





 






L'isolation est ensuite protégée par un enduit ciment-chaux. En fait, la laine sert aussi de suspension entre la voûte qui se dilate sous l'effet de la chaleur et l'enduit qui est à la température extérieure. 










Vue d'ensemble avec le barbecue. Le fond de ce dernier est recouvert de plaquettes de briques réfractaires. Par la suite, j'envisage d'y intégrer un barbecue vertical métallique. Les braises du four l'alimenteront pour griller sainement.











Mise en place de briques sur le seuil de l'entrée. Elles ont une pente très prononcée vers l'extérieur pour évacuer l'eau de pluie.







 


La porte est en acier de 5mm d'épaisseur ; son axe est scellé de chaque côté. Afin d'assurer une bonne étanchéité lors de la fermeture complète, un joint thermique est collé avec une colle spéciale sur le pourtour de l'entrée. Enfin, une peinture haute température est appliquée sur la porte et les accessoires.










Carreler le plan de travail avec un grés céram extérieur. Bien soigner les joints ; car,  gare aux infiltrations, le gel pourrait fêler les carreaux.








  

Les premiers feux ont pour but de sécher les joints du four, mais surtout, progressivement : 1er feu que du papier, 2nd feu un cageot, 3ème feu quelques bûchettes en plus, et ainsi de suite en douceur afin de ne pas brusquer le four. Le risque serait de monter trop vite en température  le four et ce dernier pourrait se fendre.











Tant qu'il y a encore de la buée sur la porte, le four n'est pas encore sec.








   


Un petit point noir dans la conception de ce four : les fumées sortent autant par la porte que par la cheminée, puisque la prise de cette dernière est plus basse que le haut de l'entrée. J'ai donc modifié la porte en créant une trappe basse, style celle des inserts, afin de donner un sens au tirage. Résultat assez concluant !




 

Enfin, pour finir, j'ai enduit l'ensemble four et maçonnerie qui le supporte avec le même enduit que celui de la maison.









Présentation

Images Aléatoires

  • Barbecue-vertical et doubles grilles
  • tirette trappe cheminée
  • pain bio
  • trappe cheminée moitié fermée
  • voûte blanche
  • trappe de porte fermée
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